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Comprendre les biais cognitifs et le biais de négativité

Comprendre les biais cognitifs et le biais de négativité

Qu'est-ce qu'un biais cognitif ?

Un biais cognitif est une erreur systématique de pensée qui affecte les décisions et les jugements que nous portons. Ces biais sont comme des raccourcis mentaux (appelés heuristiques) que notre cerveau utilise pour comprendre rapidement le monde, mais ils peuvent nous amener à déformer la réalité ou à faire de mauvais choix sans nous en rendre compte. Ce n'est pas un signe de stupidité, c'est un signe d'humanité.

Exemple - Biais de confirmation :
Disons que vous pensez que les personnes tatouées sont plus rebelles. Chaque fois que vous voyez une personne tatouée se comporter de manière sauvage, vous vous dites : "Vous voyez, je m'en doutais". En revanche, lorsqu'une personne tatouée est calme et respectueuse, vous le remarquez à peine - ou vous lui trouvez des excuses. C'est un biais de confirmation : inconsciemment, vous privilégiez les informations qui confirment ce que vous croyez déjà et vous ignorez ou écartez celles qui le contredisent.

Le biais de négativité : ce qu'il est et d'où il vient

Le biais de négativité est la tendance intrinsèque du cerveau à remarquer, à se concentrer et à se souvenir davantage des expériences négatives que des expériences positives.

D'un point de vue anthropologique et évolutif, ce biais était un mécanisme de survie. Les premiers hommes qui étaient prompts à repérer les menaces - un bruissement dans les buissons pouvant signifier la présence d'un prédateur - avaient plus de chances de survivre et de transmettre leurs gènes.

Dans un monde de tigres à dents de sabre, de baies vénéneuses et de tribus imprévisibles, être attentif au danger signifiait rester en vie. Manquer un indice positif (comme un visage amical) n'était pas fatal. Mais manquer un indice négatif (comme un rival en colère ou un serpent venimeux) pouvait l'être.

Au cours de dizaines de milliers d'années, le cerveau de nos ancêtres a évolué pour donner la priorité aux mauvaises nouvelles plutôt qu'aux bonnes, et cet instinct est toujours d'actualité, même si les "menaces" auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui sont plus susceptibles d'être un courriel grossier, une rupture ou un mot dur.

En termes de récupération

C'est pourquoi une seule rechute peut être ressentie comme un échec total...
Pourquoi les louanges nous tombent dessus, alors qu'une insulte persiste pendant des jours...
Pourquoi nous nous souvenons de toutes les erreurs que nous avons commises dans notre dépendance, mais oublions les actes de courage qu'il nous a fallu pour devenir abstinents.

Comprendre les préjugés négatifs n'efface pas la douleur, mais cela nous donne une chance de nous battre pour y répondre par la prise de conscience, la compassion et le rééquilibrage.

Biais cognitifs courants dans le rétablissement

1. Biais de confirmation

"Je savais que je ne pouvais pas faire confiance à ce genre de personnes.

Nous avons tendance à rechercher, interpréter et mémoriser les informations qui confirment nos croyances. Dans le cadre du rétablissement, cela peut maintenir en vie de vieilles histoires ("Je serai toujours brisé"), même si la réalité dit le contraire.

2. Biais de négativité

"Une mauvaise chose gâche tout."

Le cerveau est câblé pour repérer les menaces, de sorte que nous nous souvenons des expériences négatives plus vivement que des expériences positives. Cela peut étouffer les progrès et l'espoir, en particulier au début du rétablissement, lorsque l'estime de soi est fragile.

3. Biais d'évitement

"Je m'en occuperai plus tard."

Les vérités douloureuses sont mises de côté. Le cerveau associe l'inconfort au danger et s'oriente vers un soulagement temporaire. Mais en cas de rétablissement, l'évitement alimente le déni et le déni alimente la rechute.

4. Erreur d'attribution fondamentale

"J'ai fait une erreur parce que je suis une erreur. Ils ont merdé parce qu'ils sont négligents."

Nous nous jugeons nous-mêmes en fonction du contexte, mais nous jugeons les autres en fonction de leur caractère. Cela entretient le ressentiment et bloque la compassion, à la fois pour les autres et pour nous-mêmes.

5. Préjugé sur l'histoire (sophisme narratif)

"Tout devait se passer ainsi".

Nous essayons de donner un sens à la vie en nous racontant des histoires bien ordonnées, même si elles sont fausses. La vérité, c'est que la vie est désordonnée. Le sens vient de ce que nous faisons ensuite, et pas seulement de l'histoire que nous racontons sur le passé.

6. Hypothèse du monde juste

"J'ai fait ce qu'il fallait, pourquoi est-ce que je souffre encore ?

La croyance que le monde est juste peut se retourner contre nous lorsque les bons choix n'apportent pas de récompenses immédiates. Ce préjugé peut conduire à l'amertume ou à la suffisance si nous attendons de l'équité d'un monde injuste.

7. Préjugés égoïstes

"Ce succès ? Je l'ai mérité. Cet échec ? Ce n'est pas ma faute."

Nous nous attribuons le mérite des bonnes choses et blâmons les autres ou les circonstances pour les mauvaises. Dans le cadre du rétablissement, cela bloque la responsabilisation et la croissance.

8. Catastrophisation

"Cette erreur signifie que je suis condamné."

Un échec devient la fin de la route. Ce préjugé alimente la panique, la honte et les comportements impulsifs, en particulier en cas de stress, de chagrin, de conflit ou de manque.

9. Biais rétrospectif

"J'aurais dû le voir venir."

Une fois que quelque chose s'est produit, cela semble évident rétrospectivement, même si ce n'était pas le cas. Ce préjugé entraîne une honte inutile et nous maintient dans l'auto-culpabilisation plutôt que dans l'apprentissage.

10. L'illusion de la transparence

"Ils peuvent voir à quel point je suis perturbé."

Nous surestimons à quel point les autres peuvent percevoir notre état intérieur. En réalité, la plupart des gens sont pris dans leurs propres préoccupations. Ce préjugé peut alimenter l'anxiété sociale et l'isolement.

Note de rétablissement

Reconnaître nos préjugés ne signifie pas que nous sommes brisés. Cela signifie que nous apprenons à faire une pause, à remettre en question l'histoire automatique et à faire de la place à la vérité.